Tout sur le reiki Usui à Lorient, devenez énergéticien

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Les pièges du mental





 

Le piège de la tête

Le premier piège se trouve dans la zone de la tête ou du mental. Vous êtes très doués pour analyser et classer les choses en catégories selon un cadre de référence général. Cela peut être pratique dans certaines circonstances mais en général, votre part mentale, celle qui pense, participe beaucoup au monde de la dualité. 

Par « monde de la dualité », j'entends un type de conscience qui divise les choses en bien et en mal, lumière et obscurité, sain ou malade, masculin ou féminin, ami ou ennemi, etc. C'est un type de conscience qui aime séparer et étiqueter et qui ne reconnaît pas l'unité sous-jacente à tous les phénomènes. C'est un type de conscience qui aime travailler avec des principes généraux et une application rationnelle, objective, à chaque cas individuel. Elle ne considère pas vraiment la possibilité qu'il y ait une autre approche beaucoup plus directe de la réalité : l'approche de la connaissance intuitive, ou « connaissance par le sentiment ». 

L'énergie du Christ est en-dehors de la dualité. L'énergie du Christ constitue le courant de l'Être qui sous-tend toutes les polarités. Mais le mental ne reconnaît pas l'existence de ce niveau d'unité mystique. Le mental aimerait découper l'océan de l'Être en portions définissables, en catégories telles qu'il puisse le saisir de façon rationnelle. Le mental aime élaborer des structures, des théories, qui peuvent se superposer à la réalité, à l'expérience directe. Là encore, c'est parfois utile et bénéfique, spécialement pour les matières pratiques, mais pas tellement quand il s'agit de guérison et d'enseignement véritables, provenant du coeur. 

Si vous avez une approche théorique de vos clients, vous essayez de faire entrer leurs symptômes individuels dans une catégorie générale et vous attendez de la théorie qu'elle vous renseigne sur ce type de problème et sa solution. C'est ce que vous apprenez lors de votre formation de psychologue, de travailleur social ou de tout autre sorte de conseiller professionnel. Je ne dis pas que tout cela est mauvais mais j'aimerais vous demander ceci : lorsque vous travaillez avec quelqu'un, que ce soit professionnellement ou dans votre vie personnelle, lâchez prise de toutes vos pensées et de vos raisonnements, toutes les présomptions que vous avez au sujet de ce qui ne va pas chez l'autre, et simplement, écoutez à partir du coeur. Accordez-vous à l'énergie de l'autre à partir de l'espace de silence qui est en vous. Ressentez juste avec votre coeur et votre intuition où se tient l'autre personne, comment c'est dans son monde intérieur. (Voir à la fin de ce message, une méditation guidée à cet effet.)

Vous vous faites souvent des idées à propos de ce que l'autre a besoin de faire pour résoudre ses problèmes. Vous analysez son problème et vous élaborez une solution. Il se peut même que vous ayez raison. Mais le fait est que vos idées ne sont pas nécessairement accordées à l'énergie de l'autre personne à ce moment précis. Il se pourrait que vous soyez en décalage complet par rapport à la façon dont il se sent réellement. Votre aide ne porte ses fruits que lorsqu'elle est accordée à la réalité énergétique de celui que vous aidez. Il se pourrait qu'il ou elle ait besoin d'une approche totalement différente de celle que vous évaluez avec votre esprit rationnel. 

Je vous invite à percevoir et ressentir l'autre personne purement et simplement à partir de votre espace intérieur silencieux et intuitif. Permettez-vous de transcender la dualité et de vous imprégner de la compassion du Christ. Je vous invite à vous laisser réellement inspirer par la présence de l'autre, lorsque vous lui offrez l'enseignement et la guérison. 

Souvent, la solution est alors très simple. On a besoin de votre sagesse, pas de vos connaissances. On vous demande votre compassion et votre compréhension intime, pas votre jugement. Vous n'êtes pas censé fournir une solution, être le visage de l'autorité. Vous êtes là pour être le visage de l'amour. 

Voici un exemple pour illustrer cette question. Prenons des parents qui veulent aider leurs enfants dans les problèmes qu'ils rencontrent. A cause de leur expérience, les parents savent mieux évaluer les conséquences de certaines actions que ne le font leurs enfants. Sur la base de cette connaissance, les parents mettent souvent leurs enfants en garde ; ils veulent leur épargner des difficultés et leur conseillent de faire ce qu'ils pensent être juste pour eux. Cela peut paraître une bonne manière d'aider, d'un point de vue mental. Et dans certains cas, il est raisonnable d'agir ainsi. 

Cependant, bien souvent, si les parents se mettaient à l'écoute de l'enfant à partir de leur espace de silence, intuitif, ils comprendraient que leur enfant attend d'eux quelque chose d'entièrement différent. Ce dont l'enfant a le plus besoin, c'est que ses parents lui fassent confiance et qu'ils le rassurent. « Fais-moi confiance, laisse-moi être qui je suis. Laisse-moi commettre des erreurs, laisse-moi trébucher et garde foi en moi. » Lorsque vous vous reliez à votre enfant à partir d'un espace de confiance, en fait vous l'encouragez à suivre son intuition. Cela peut l'aider à prendre une décision qui lui semble juste et qui vous semble également compréhensible de votre point de vue. Mais, sous prétexte que vous savez mieux que lui, si vous essayez de lui faire faire quelque chose, votre enfant sentira un manque de confiance dans votre attitude et cela aura pour conséquence qu'il vous résistera encore davantage. 

Les enfants lisent en vous lorsque vous leur offrez votre aide. C'est dans leur nature de percevoir de façon perspicace vos émotions derrière vos paroles. Ils sentent très bien votre peur ou votre jugement sous-jacents. Ils réagiront souvent à ces émotions plutôt qu'à vos paroles, et s'ils manifestent de l'aversion, ils semblent tout à fait déraisonnables. Mais en fait, il se peut que ce soient les parents qui agissent de façon trop raisonnable, c'est à dire qu'ils ne reconnaissent pas leurs émotions sous-jacentes et qu'ils ne sont pas en relation avec l'enfant de façon ouverte et honnête. Pour ce faire, les parents auront à lâcher prise de leurs notions préconçues et à s'ouvrir à la réalité émotionnelle de l'enfant. C'est en écoutant de façon authentique les préoccupations et les soucis de l'enfant qu'une vraie communication peut s'établir. 

Je mentionne cet exemple car il est si facile et si ordinaire d'être en relation avec quelqu'un, et nous savons tous combien il est difficile de soutenir ses enfants dans une attitude de confiance et d'ouverture. Cela se résume à lâcher prise : lâcher prise de vos idées à propos de « ce qui devrait être », de vos désirs et de vos souhaits, et de laisser vraiment l'autre exister. Entourer quelqu'un d'un espace d'ouverture et de compréhension vraie, sincère, c'est lui offrir la véritable énergie de guérison. Bien souvent, ce qui aide réellement l'autre, c'est votre acceptation totale des choses telles qu'elles sont. C'est lorsque l'on n'essaie pas de changer quelque chose mentalement que l'on se met en relation vraie avec l'autre et qu'on lui ouvre tout grand l'accès à l'amour et à la compassion.